Date de mise à jour11/11/08

Conception et réalisation : Frank Durel @
Stage des vacances de la Toussaint du 26 au 01 Nov 2008
Extraits VIDEO d'un cours de CSO pendant le stage.
Pourquoi les enfants veulent participer aux concours difficiles,
Pourquoi ils me supplient d'organiser une puissance qui leur fait très peur ?

Je suis encore une fois étonné de constater les passions que suscite l'équitation.
Cette passion s'exprime par le courage joyeux, qu'ont la plupart des enfants,
pour surmonter les difficultés qu'ils rencontrent à cheval.
Ces difficultés sont nombreuses et variées :
Ne pas tomber, apprendre la reprise, rester sous les trombes d'eau,
affronter l'inconnu que peut être un nouveau cheval ou un nouvel exercice,
être séparé de ses parents ou de son milieu, supporter les remarques du moniteur,
subir des échecs cuisants. Mais, les enfants le savent bien, tout ceci est indispensable si ils veulent goûter
à la contrepartie de tous ces petits malheurs. C'est à dire le plaisir de réussir et
devenir encore plus fort, encore plus grand.

Prendre un cours d'équitation c'est ... s'ouvrir au monde et à soi. C'est évoluer et grandir.
L'élève, aidé par le moniteur, s'évertue à comprendre, analyser, agir, encore analyser, ajuster, s'adapter,
changer, se remettre en question tout le temps et décider rapidement et encore analyser, comparer,
n'être jamais sûr de rien, se remettre en question, agir,comparer, s'adapter, ajuster, aller au mieux et
enfin réussir en doutant de soi, échouer sans jamais se décourager, transformer l'échec en expérience,
ne pas répéter ce qui ne marche pas, chercher l'efficacité, ne pas s'épuiser, pratiquer la légèreté,
l'analyse, l'adaptation, la compréhension, la logique, le courage, la souplesse d'esprit, la réussite.

Tout ceci c'est le sujet principal de l'enseignant. C'est ce côté mental que travaille principalement l'élève.
Aussi mon maître dit : "Il ne faut pas désirer la réussite à tout prix et ne pas craindre d'échouer parce que
ce désir et cette crainte ne sont rien d'autre que les mécanismes de l'égo (le moi). C'est souvent l'explication
des égos blessés, frustrés, insatisfaits".

Quelle relation doit-on avoir avec le moniteur?
La confiance parce que le moniteur prend ses responsabilités et qu'il a beaucoup d'expérience.
Mais une confiance qui n'est pas aveugle parce que le moniteur peut aussi se tromper.
L'élève travaille pour lui-même et non pas pour le moniteur. Cette nuance est souvent incomprise par l'élève.
Le moniteur propose ses services à l'élève. C'est pour cela que l'élève doit respecter le travail du moniteur.

Qu'est ce qu'un bon moniteur?
Il y a toutes sortes de bons moniteurs, selon leur personnalité et expérience.
Il y a les bons techniciens et les bons pédagogues. L'idéal c'est celui qui réunit ces deux qualités.
En général un bon moniteur ne crie jamais, explique toujours, n'oblige jamais mais incite.
Il ne projète pas ses ambitions sur ses élèves et il n'est jamais déçu par eux.
Il est très patient, prudent. Il connaît les qualités et les faiblesses de ses élèves.
Le bon moniteur est honnête, ne raconte pas "d'histoires", n'est pas hypocrite, ne flatte pas.
Mais il doit en même temps tenir compte des susceptibilités, des fantasmes et incompréhensions
de ses élèves. Il doit encore et toujours expliquer. Il connaît parfaitement le programme des brevets (galops).

Les mauvais moniteurs font des ravages et suscitent beaucoup d'incompréhension chez les élèves.
Le plus souvent, ils sont flatteurs et hypocrites et en même temps agressifs sur le terrain.
Ils entretiennent le culte de leur personnalité. Ils ont une connaissance très superficielle de la technique équestre
ayant toujours un truc magique pour régler les problèmes. Si, rarement, ils donnent une explication,
elle est simpliste et semble logique, mais elle est au fond archi-fausse. Ils distribuent (vendent)
des brevets (galops) sans connaître le contenu de ceux ci. C'est comme cela que nous rencontrons
beaucoup de cavaliers galop 4, ...7 avec un niveau réel de galop 2 ou 3. Frank Durel.