Le développement ou la survie des centres équestres.
Ou l’alignement concurrentiel des centres équestres.
Mes cavaliers abandonnent régulièrement l’équitation (ou ne la commencent jamais) parce que « le foot, c’est moins cher », ou la musique, la piscine, la danse, etc.…
La commune finance toutes les activités …Sauf l’équitation !
Le Maire de ma commune, consulté, reconnaît que c’est injuste et regrettable, et que l’équitation doit être pour ses administrés aussi peu chère que le foot ou autre activité.
Mais la commune ne peut pas subventionner un établissement privé.
Aussi, toujours avec Monsieur le Maire, nous avons découvert que le coût d’une année de musique (6.000F de subvention communale par musicien), était plus de deux fois plus chère qu’une année d’équitation (2.700F) et donc de constater que le fonctionnement d’un centre équestre était nettement moins élevé que les subventions allouées aux associations.
Nous avons constaté que l’équitation était un sport pour les riches qui est dispensé par des pauvres : les centres équestres.

Les centres équestres sont dans le même champ concurrentiel que les associations sportives, de loisir, et culturelles.
Mais les centres équestres sont les seuls à ne pas bénéficier de subventions, n’étant pas associatifs. Ils ont un traitement concurrentiel très inégal et donc déloyal, ce qui explique que la survie des centres équestres est précaire.
Pour rétablir l’équilibre concurrentiel il faut donc obtenir les mêmes subventions que les établissements associatifs ; les centres équestres devraient se transformer en associations, ce qui est impossible.
Alors, que faire?

Les centres équestres doivent trouver un champ concurrentiel enfin équilibré et juste. Cela leur permettra de sortir de leurs difficultés chroniques et de retrouver la place qui leur est due dans la société.

Frank Durel